Comment aborder un commentaire quand les mots français se dérobent ? C'est la question qui traverse cette séance sur la strophe 43 du Sangtcheu Meunlam, celle des cinq qualités de Samantabhadra. Une participante demande ce que veut dire le tout premier mot du commentaire. Je l'explique à partir de sa racine, « mode, manière, façon de faire », que nous retrouvons dans le mot qui désigne le novice : celui qui se conduit de façon vertueuse. Nous cherchons ensuite comment rendre « de cette manière » : « de la manière suivante », « de quelle manière », « comment en parle-t-on ». Une élève propose une très jolie formule.
Plusieurs personnes confient que la difficulté vient surtout du français, qu'elles se noient et cherchent une bouée. Je les invite à accepter de ne pas traduire tout de suite et à rester dans le senti : une fois le texte pénétré, la formulation française émerge presque d'elle-même. Je reviens alors sur ma méthode de lecture à voix haute en quatre niveaux, puis un cinquième pour la strophe entière. Nous l'essayons sur « une parole qui s'accorde à la manière de parler de tous les êtres », avant de passer à la phrase suivante, sur l'activité corporelle du bodhisattva, où nous discutons du génitif et des groupes de mots.
Retiens surtout ceci : lire un texte de prière en le sentant, c'est se donner la chance de vivre quelque chose de ce qu'il dit.
Comment aborder un commentaire quand les mots français se dérobent ? C'est la question qui traverse cette séance sur la strophe 43 du Sangtcheu Meunlam, celle des cinq qualités de Samantabhadra. Une participante demande ce que veut dire le tout premier mot du commentaire. Je l'explique à partir de sa racine, « mode, manière, façon de faire », que nous retrouvons dans le mot qui désigne le novice : celui qui se conduit de façon vertueuse. Nous cherchons ensuite comment rendre « de cette manière » : « de la manière suivante », « de quelle manière », « comment en parle-t-on ». Une élève propose une très jolie formule.
Plusieurs personnes confient que la difficulté vient surtout du français, qu'elles se noient et cherchent une bouée. Je les invite à accepter de ne pas traduire tout de suite et à rester dans le senti : une fois le texte pénétré, la formulation française émerge presque d'elle-même. Je reviens alors sur ma méthode de lecture à voix haute en quatre niveaux, puis un cinquième pour la strophe entière. Nous l'essayons sur « une parole qui s'accorde à la manière de parler de tous les êtres », avant de passer à la phrase suivante, sur l'activité corporelle du bodhisattva, où nous discutons du génitif et des groupes de mots.
Retiens surtout ceci : lire un texte de prière en le sentant, c'est se donner la chance de vivre quelque chose de ce qu'il dit.
Bon replay et bonne étude !
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